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Mon nom

Mon nom…

Il est sans importance mon nom

Il ne veut rien dire mon nom

Et avec vous je n’en ai jamais eu et je n’en aurai jamais

Pour vous, chus juste chose.

Et puis, qu’est-ce que ça changerait

Si j’en avais un, vous auriez tôt fait de le déformer juste pour vous amuser

Autant garder chose

De toute façon, la seule chose que j’aspire ici c’est de devenir invisible

Vous n’avez pas idée de ce que je serai prêt à donner

Pour vous échapper

Mais je le sais, c’est moi le condamné

Celui sur qui on va cracher toute la journée

C’est moi le rejet qu’on va pousser et insulter

Chus comme un torchon sur lequel on peut s’essuyer

Ou un jeu pour vous amuser

Au moins, je vous aurai fait rigoler

Vraiment ? Vous ne voyez pas le mal que vous faites.

Vous ne comprenez pas la douleur que vous infligez

Tous les préjugés que vous garrochez sans répit

Toute la noirceur que vous transpirez

Le purgatoire c’est ça que je vis

C’est ici qu’on s’acharne à tout m’arracher

Mon innocence et liberté

J’ai le souffle coupé avant même d’avoir franchi l’entrée

Pouvez-vous imaginer, toute une journée sans respirer

Si je pouvais comprendre

Les raisons de vos mépris

Je pourrais peut-être un jour essayer de vous pardonner

De m’avoir humilié et brisé

Je le sais que chus rien

Et comparez à vous encore moins

Mais dites-vous une chose…

Moi, jamais je ne vais l'oublier

Lecture théâtrale texte

Il est parti


Je suis passé ce matin.

C’était trop tard, il était déjà parti.

Il a pris le dernier autobus comme il blaguait souvent.

Il me l’avait bien expliqué, un billet acheté, tu ne peux pas… tu ne peux pas te faire rembourser.

C’est drôle à dire, mais je pense qu’il était content.

Content de pouvoir enfin rejoindre grand-maman.

C’est mon grand-père… Il est parti hier.


De la peine, c’est sûr que j’ai de la peine.

J’ai le cœur tellement enflé que j’ai de la misère à respirer.

C’est comme si on m’avait passé le broyeur dans l’intérieur.

C’est mon grand-père… Il est mort hier.


J’aurais aimé ça lui serrer la main une autre fois.

Voir ses yeux qui brillent de vie malgré sa maudite maladie.

Entendre sa voix une dernière fois.

Me dire qu’il ne sera jamais bien loin.

À veiller sur moi comme un ange gardien.

C’était mon grand-père et j’en suis tellement fier.





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